Smokey, on est pas au Vietnam, on est au bowling. On joue selon les règles.

L’auteur de cette photo l’a très justement intitulée Rough days.

Mon rough day à moi c’était ça:

Se faire piquer par des moustiques/Se réveiller en retard/Ne pas avoir le temps de boire un café le matin/Tomber dans la rue/Avoir trop chaud avec sa veste/Faire la queue à la machine à café/Prendre du retard dans son travail…

Une satisfaction cependant: Dire à un collègue « Tu fermes ta gueule et tu fais c’que j’te dis » sans le vexer.

Avec du recul, on pourrait tout de même dire que chaque jour est un rough day à sa manière… parce que comme le dit si bien Trent Reznor:

(Tiens, d’ailleurs, ça me fait penser que j’ai mis un album en écoute à droite là. Je le changerai de temps en temps)

Fort heureusement, les revues quotidiennes des trucs inutiles mais un peu drôles du web sont là pour donner le sourire aux aigris citadins que nous sommes.

La traduction littérale de Timberland par exemple:

Une liste plus complète sur ce site

Allez, promis, la prochaine fois, je te parlerai des Good Days (sunshine comme dirait l’autre).

L’inconstance et moi

Pas une seule ligne depuis bientôt un an.

Je n’entrerai pas dans les clichés du « Oui mais j’avais plus le temps/l’envie/la motivation/d’ordinateur/de shampoing/de ketchup à mettre dans mes coquillettes ».

Je vais me contenter de reprendre ce blog là où je l’avais laissé et prendre le temps de coucher sur clavier les trucs stupides qui me passent par la tête et ce, de façon un peu plus régulière.

Pour donner une impulsion à ma motivation un peu fainéante ces derniers mois, j’ai pris le parti de changer un peu le look de ce blog (qui ne me convient toujours pas. Ceci dit, mes talents de graphistes étant proches du néant, je doute d’avoir la capacité de produire quelque chose qui ne ressemblerait pas à une chiasse visuelle.)

Oserais-je tenter de donner un embryon d’explication foireuse basée sur mon style de vie?

Oui.

Si tu veux tout savoir, je suis l’inconstance personnifiée.
A titre d’exemple:

Je veux manger de la nourriture saine/Je veux me bâfrer de hamburgers bourrés de fromage. J’adore la nourriture, particulièrement lorsqu’elle est grasse. Mais j’aime aussi pouvoir fermer mon jeans. La base de mon alimentation se résume donc à ce schéma:

(Comme tu peux le remarquer, je me nourris exclusivement de bière les Samedis.)

– Depuis deux ans que je clame haut et fort que je suis quelqu’un de sportif , j’ai:

  • Fait du jogging pendant 3 mois deux fois par semaine
  • Été nager à la piscine municipale pendant 6 mois 1 fois par semaine
  • Joué au basket pendant 1 mois à raison d’un entraînement par semaine
  • Couru 70 fois derrière un bus
  • Tenté 1 fois de faire le poirier dans un parc. (j’avais bu)
  • Fait 1 série d’abdominaux dans mon salon
  • Suivi 6 cours d’abdo-fessiers dans une salle de sport

– Je ne compte plus le nombre de fringues, chaussures, magazines, livres, carnets achetés jamais portées/lus/utilisés.

– Je me suis abonnée au Monde Diplomatique l’année dernière. Je n’en ai lu que 2. Les autres attendent toujours sagement que je les ouvre, ils ont encore le plastique autour. (J’en profite pour signaler qu’un journal jaunit aussi quand il est encore dans son emballage. Naïvement, je pensais que ça le protégeait contre le vieillissement. J’ai depuis arrêté de m’emballer le visage de cellophane pour lutter contre les rides précoces.)

Tu comprends maintenant?

Les mots clés et moi…

Words.

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé aujourd’hui de te faire partager les mots clés les plus étonnants qu’on tapé certains internautes pour atterrir ici… Prépares tes zygomatiques mon loulou, parce que c’est assez marrant.

Les gens sont étranges. Tu vois, je ne pensais pas qu’en créant ce blog, j’allais m’interroger sur les bizarreries de la nature humaine. Pourtant, je ne peux que constater que certains ont vraiment l’esprit tordu et qu’ils doivent bien se marrer chez Google.

Au delà des questions d’ordre médical (« Quoi prendre contre les crevasses des doigts de la main »), des interrogations sur la pauvreté au sein de sa famille (« comptes en banque dans le rouge mais je veux garder mon fils ») et des tordus qui tombent amoureux d’adolescents (« j’aime un ado »), qui deviennent des « classiques », si j’ose dire, j’ai pu:

– constater que l’intérim c’est de la merde : mission intérim merdique ou encore  intérim boulot de merde,

– m’interroger sur les pratiques sexuelles de certains: jeunesfilles+sexy+torture femme sexy tient un livre dans sa main, amputée sex,

– compatir avec quelqu’un qui n’aime pas son banquier: banquier enculé,

– découvrir de nouveaux mots: des pirat tes une tetde mort, je sui conte cest jes vacaes, et de nouvelles idoles : capitaine braine tu est ma star

– me désoler de la violence de certains: un ado nique sa mère ou rendre des contes à un batard,

– et surtout, apprendre le grec: мачете фото (celui là cherchait quelque chose à propos de Machete).

Voilà, nul besoin d’en dire plus.

Et comme je suis sympa, je te propose en plus un clip de Metronomy avec des pigeons:

Metronomy – The Look

J’ai sorti mon plumeau…

Housework Is For Birds

A défaut de nettoyer mes meubles, j’ai dépoussiéré mon blog .

J’espère pouvoir satisfaire mes quatre mignons petits followers qui n’en finissaient pas de réclamer mon retour à corps et à cris. J’ai pesé le pour et le contre, checké mes mails, me suis lavé les cheveux et ai dressé une liste des raisons pour lesquelles je me devais de répondre à ces demandes incessantes (non, c’est vrai, y’en a même un qui a essayé de me soudoyer avec un autocollant Hello Kitty). Et j’en suis arrivée à ces conclusions:

– Il faut absolument que je couche sur le net les centaines de trucs que j’ai couché sur papier (entendre: petits carnets aux pages à moitié arrachées remplies de gribouillis incompréhensibles).

– J’ai besoin d’un exutoire. Depuis les mois qui nous séparent, toi et moi, j’ai fait plein de choses. Changé de boulot, repeins ma chambre, giflé un punk, fait du sport, mangé des sushis et pris le métro quatre fois par jour. A défaut d’être publiés, les mots sont restés bloqués dans ma tête et tournent en boucle depuis ces longs mois. Au départ, ça m’allait, je me disais qu’ainsi, ils n’étaient rien qu’à moi et que personne ne pouvait me dire « Ah, tu as oublié une virgule là, ta phrase ne veut rien dire et c’est quoi ces manières d’écrire « PUTAIN » à chacune de tes interventions? ». Le jour où j’ai eu envie de pousser une vieille sous les rails du métro à cause de ma frustration d’entendre « Poulet » dans ma tête à chaque coin de rue, j’ai décidé qu’il fallait que je me remette à publier. (J’ai abandonné l’idée d’écrire sur les poulets, comme celle de pousser cette charmante dame, je l’ai même laissé s’asseoir alors que je léchais les vitrines des magasins depuis 5h et que mes pieds ressemblaient à des plaies purulentes).

Avoir un blog, c’est quand même la classe. Et j’ai besoin d’autre chose que de « J’ai fait une page Facebook sur mon chat » pour briller en soirées hype.

Voilà pourquoi j’ai décidé de revenir en courant, que dis-je, en bondissant, vers toi, mon petit lecteur qui m’a tant manqué (depuis deux jours).

A très vite!

J’ai menti, personne ne m’a offert d’autocollant Hello Kitty, mais j’aimerais bien en avoir un.

Après une absence…

Comme tu auras pu le remarquer mon cher lecteur presque assidu, j’ai été absente. Une looooongue absence de plus d’un mois quand même!

Mais tu dois savoir ce que c’est: le travail, les vacances, les amis, les « allez viens que jte paie un ptit verre de Macon il fait beau »… ont pris le dessus sur mon assiduité dans le papotage intensif.

Rassure-toi, je reviens. (I’m back, comme dirait l’autre)

Quand j’ai ouvert WordPress, j’avais l’intention de te dire plein de choses… Mais ça, c’était avant de jeter un œil sur les critères de recherche par lesquels certains internautes ont débarqué sur ce blog.

Dans l’ensemble, je trouve ce système vraiment bien parce qu’il me permet de modifier certains mots clefs ou même le corps de mes textes pour le référencement du blog. Mais j’ai réalisé aujourd’hui qu’il y avait un côté un peu bizarre au fait d’avoir accès à ce type d’informations. Je m’explique:

Beaucoup de personnes s’informent aujourd’hui par Internet. Et ce sur une multitude de sujets qui peuvent aller du nom du capitaine de l’équipe de foot de Boulogne Sur Mer aux résultats des élections cantonales. Parmi tous ces gens, il y en a qui sont à la recherche d’informations beaucoup plus personnelles, parfois gênantes. Le genre d’informations qu’on préfère demander à Google plutôt qu’à ses copains.

A titre d’exemple, quelqu’un s’est retrouvé ici en s’interrogeant à propos des répercussions sur ses enfants de ses problèmes d’argent. Certes, on ne peut que se féliciter de la capacité de cette personne à se soucier du bien-être psychologique de sa progéniture, mais ça m’a rendu triste. Finalement, c’est comme la faim dans le monde, la torture ou les nuages radioactifs (tu as vu comme j’intègre l’actualité dans mon sujet…?). Quand ça ne nous concerne pas, on ne préfère pas savoir. Ou alors on n’y pense jamais, et la piqure de rappel fait un pincement au coeur.

(Ou alors c’est moi qui suis une chochotte)

 

Pour en revenir au pourquoi du comment j’ai eu l’idée de cet article, la recherche qui m’a le plus interpellé est la suivante:

 

J’aime les adolescents.

 

 

Tout est dit, le reste n’est qu’hypothèse. Je te laisse y méditer.

Jeudi musique

Aujourd’hui, ce sont The Blood Brothers, groupe de punk/pop experimental américain. Ils se sont séparés, eux aussi.

Je préfère te prévenir, ça fait un tout ptit peu saigner les oreilles…

Edit: Comme The Blood Brothers semblent avoir signé chez Universal Music, il m’est interdit d’afficher la vidéo sur mon site. Tu peux la regarder directement sur Youtube par contre…

Ah oui, une dernière chose: J’emmerde Universal Music au passage. Connasse de major pleine de fric. (oui, je suis un peu colère cet après-midi)

Jeudi musique

Finalement, je crois que je vais te mettre un clip tous les Jeudi. Parce que « clip du Jeudi », ça sonne bien je trouve.

Aujourd’hui, j’ai choisi N.E.R.D. Le clip est vraiment naze mais j’aime bien le groupe. (et surtout, je suis amoureuse de Pharell Williams en secret, mais ça n’altère en rien mes capacités à juger ce qu’il fait… Pas une seconde!)

Amuses-toi bien!

 

 

Au sujet des livres…

WomansWorld11

J’éprouve souvent de la satisfaction après avoir fini un livre. Je m’interroge, je réfléchis au sens profond de ce qu’a voulu dire l’auteur, j’essaie de trouver une signification cachée, il arrive même que je me torture l’esprit en lisant sa biographie pour comprendre pourquoi il aurait écrit ce bouquin à ce moment précis de sa vie… Jusqu’à ce que ma copine Brenda m’appelle pour aller boire un verre de Macon sur une terrasse. Et puis bon, avec le temps qu’il fait en ce moment, hors de question de refuser. Alors je passe à autre chose, je range ce livre avec les autres (souvent pour ne plus le toucher pendant au moins 3 ans), et une semaine après, j’en rachète un autre.

 

Il y a quand même un style de bouquins qui échappe totalement à ce petit rituel post lecture. La littérature féminine. Alors là, évidemment, je te vois rire sous cape devant ton écran et effleurer l’idée que je puisse être fan des romans Harlequin. Comme tu es complètement à côté, je te demande d’arrêter de rire et je me permets de préciser : je ne lis pas de romans Harlequin, je n’ai même jamais essayé… Peut-être qu’un jour, par curiosité et dans un très grand moment de solitude, je m’essaierai à cet exercice.  Bref, j’ignore s’il y a un terme précis pour désigner le type de bouquins que je dévore comme des magazines people. Romans de gare, romans de plage… Easy-reading peut-être ?

Toujours est-il que pendant longtemps, j’ai pris un malin plaisir à parcourir ce ramassis de niaiseries pour adolescentes, parce que quand même, ça fait du bien de s’aérer les neurones avec de la littérature modeste, et puis ce n’est vraiment pas si mal écrit que ça (si, si, c’est vrai). Le truc c’est qu’aujourd’hui, j’en ai marre. Je viens d’en finir un et un douloureux constat m’a frappé. Ils sont tous pareils.

 

Choisis une héroïne entre 25 et 35 ans, célibataire, habillée comme une gravure de mode mais bourrée de défauts, au hasard ultra-dépensière en chaussures Jimmy Choo et sacs Prada, avec une carrière de merde donc un découvert non autorisé dépassant le PIB de l’Ouganda, et trop (mais trop quoi !) déprimée de ne s’envoyer en l’air qu’avec des abrutis finis doublés de losers intersidéraux. Il se trouve que les écrivains britanniques sont vraiment doués pour écrire ces bouquins, donc notre héroïne est souvent originaire du Royaume-Uni. Souvent, ses parents sont des petzouilles du fin fond de la campagne moche de Londres , et elle est enfant unique ou ne voit jamais ses frères et sœurs.  Comme le livre fait 300 pages, il faut bien qu’il lui arrive des trucs à cette charmante demoiselle. Au hasard (encore), elle va croiser un riche PDG sexy qui va tomber complètement raide dingue d’elle. Et il va s’en passer des choses avant qu’elle ne puisse ne serait-ce que sentir l’odeur de son after shave à 600 £. Parce que oui, tout le monde le sait, la route pour accéder au bonheur est semée d’embûches. Mais tout finira bien pour cette fille, et le livre s’achèvera sur un happy end digne des meilleures comédies romantiques. Notre héroïne aura non seulement le mec de ses rêves mais aussi un super boulot (pour lequel il faudrait être diplômée d’une grande université normalement mais elle est tellement géniale que c’est quand même elle qui le décrochera), des amis fantastiques, et plein de nouvelles fringues hors de prix.

 

Si tu traverses la Manche pour lire la prose de nos auteurs locaux, l’héroïne a moins de vêtements (parce que c’est quand même superficiel), couche avec un philosophe et s’interroge sur le sens de la vie. Si la forme bouge, le fond lui, reste définitivement le même : OUI, L’AMOUR, LE VRAI, EXISTE !

Toi aussi, comme Amanda, Joséphine ou Gretchen , tu peux atteindre ce bonheur.

 

Alors, au début, j’ai essayé moi aussi de faire comme elles. Cependant, très vite, je me suis rendue compte que ça marchait moyen. Déjà, pour les fringues. Mon banquier étant moins souple que ceux de ces jeunes femmes, je me suis très vite retrouvée dans la merde, et je me suis du même coup demandée si à Londres, les lettres recommandées avec accusé réception facturées 9€ par ta banque existaient. Ensuite, j’ai essayé de rencontrer un PDG super sexy, alors j’ai trainé dans le quartier d’affaires de ma ville. Après de nombreuses heures passées à mater chaque type portant un attaché case, je me suis rendue à l’évidence : chez nous, les PDG sont vieux. Enfin, pour le boulot, et bien je n’ai même pas essayé car tout le monde sait que pour bosser dans la mode ou le marketing en France, il faut avoir fait 29 stages et sortir d’une école tellement renommée que tu es obligé de t’endetter sur 20 ans pour te la payer.

 

En définitive, j’ai lâché l’affaire. Je reste donc à rêvasser sur les abdos du barman qui jongle avec les bouteilles, 30 shooters de vodka devant moi, ma copine Brenda sur le siège à côté, et les pieds incroyablement douloureux à cause des escarpins bon-marché que j’ai miséré à me payer. (ne t’inquiètes pas,  j’aime bien ma vie en vrai)

 

Mais j’ai pris une décision : je vais me sevrer des livres de filles.

 

(Note : Je tiens à te préciser que je n’exagère pas une seconde mes propos, je me contente de schématiser)

Une colère pour un blanc

 

(Il est bizarre mon titre hein? )

 

Il y a des jours comme ça où tu n’arrives à pondre un texte correct. Non pas que tu n’aies pas envie de te lamenter comme tu sais si bien le faire… Mais c’est le trou. La panne. La crevasse géante. Le vide intersidéral. Ton cerveau est en mode pause et tes neurones habituellement si productifs peinent même à produire ça :

 

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(tu peux reconnaître le schéma mal fait de l’électrocardiogramme d’un mort ou sinon, juste une ligne)

 

Pourtant, tu en aurais des choses à dire : que Lady Gaga n’est qu’une pute de bas étage et que sa musique te provoque des saignements de l’oreille droite, que tu aimes bien lire les rubriques nécrologiques du journal de ta ville, que tu trouves triste que les internautes d’aujourd’hui s’intéressent plus au divorce Longoria/Parker qu’au fait que plus de 3.6 millions de personnes en France sont très mal logées…

 

Mais tu es incapable d’écrire plus de trois lignes sur chaque sujet, et en même temps, tu te dis que c’est sans doute parce qu’il n’y a pas grand chose à développer, les faits parlent d’eux-mêmes. (ma plus belle fausse excuse).

 

Entre ça et ton collant qui s’est filé alors que tu en es à ta 10ème paire en cinq jours, tu commences à t’énerver très fort. Tu envoies balader tes collègues de boulot, tu trembles tellement d’agacement que tu renverses ton thé brulant sur tes genoux et en tentant de nettoyer, tu t’échoues telle une morue après avoir glissé sur la flaque qu’il a laissé sur le sol de ton bureau. Et là, tu as vraiment envie de pleurer. Tu essaies de te retenir parce que tu te souviens que le mascara que tu as mis ce matin n’est pas waterproof et que tu ne vas vraiment ressembler à rien si une seule larme viendrait à s’imprégner du « noir profond » que tu t’es étalé en pâtés sur les cils.

 

Tout ça pour un texte. Ce n’est définitivement pas mon jour.